En vertu de la résolution de l’Assemblée générale du 15 juin 2007 (A/RES/61/271), la journée du 2 octobre est l’occasion de diffuser le message de la non-violence notamment par des actions d’éducation et de sensibilisation. La résolution réaffirme la pertinence universelle du principe de non-violence et souhaite favoriser une culture de paix, de tolérance, de compréhension et de non-violence.

J’ai conscience de n’avoir aucun pouvoir afin d’éliminer la violence dans le monde, je sais néanmoins que j’ai quelque chose de très précieux à vous présenter aujourd’hui qui pourrait protéger votre enfant des effets néfastes des violences tout en le sensibilisant à la non-violence ainsi qu’au respect de soi et des autres. En cette journée internationale de la non-violence, je souhaite vous accompagner dans l’objectif d’outiller vos tout-petits à faire face aux petites et aux grandes violences qu’ils devront affronter, fort probablement, à quelques reprises dans leur vie.

Que voulons-nous dire par petites et grandes violence ?

Selon le gouvernement du Québec, les violences se présentent sous 5 formes:

  • Physique;
  • Verbale;
  • Psychologique;
  • Économique;
  • Sexuelle;

Ci-dessous, vous trouverez de brèves descriptions des types de violences que nous avons tirées du site du gouvernement du Québec :

La violence physique

La violence physique peut être manifestée envers une personne, un groupe, des objets, des animaux ou des lieux. Comme elle peut aller du coup de poing sur la table à la destruction d’un mobilier complet, elle peut aussi aller de la bousculade à l’homicide, et c’est ce qui la rend extrêmement dangereuse.  

Bien qu’elle soit banalisée dans divers milieux (écoles, sports, jeux vidéo), cette forme de violence peut entraîner des conséquences graves sur les victimes (commotion cérébrale, blessures physiques et psychologiques graves, syndrome de choc post-traumatique, etc.). 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la violence physique est souvent difficile à identifier parce qu’elle est généralement camouflée. En effet, il est rare qu’une personne en frappe une autre ou la bouscule volontairement dans un endroit public ou devant des témoins. Une personne qui vit de la violence physique à l’école, dans sa famille (enfants ou aînés) ou dans son couple pourrait tenter de cacher ses blessures pour éviter de répondre à des questions. Les blessures pourraient aussi être déguisées en accident, et la victime aura tendance à s’en tenir à cette version. 

La violence verbale

La violence verbale est utilisée pour intimider, humilier ou contrôler une personne ou un groupe. Elle peut aussi se retrouver dans toutes les formes d’interactions (entre inconnus, entre voisins, entre collègues, entre amis, entre conjoints) et dans des relations d’autorité (patron-employé, professeur-étudiant, entraîneur-athlète). Cette forme de violence peut également être annonciatrice de violence physique. 

Tout comme la violence psychologique, la violence verbale peut être difficile à reconnaître, car elle est banalisée et ignorée par plusieurs (les gens se disent que cela ne les regarde pas).

La violence psychologique

La violence psychologique est généralement utilisée pour avoir ou garder le contrôle sur quelqu’un. Le respect est absent et le consentement est obtenu de manière inacceptable. Le point commun à toutes les stratégies recourant à la violence psychologique est qu’une personne agit de façon inconsidérée envers l’autre.

Cette forme de violence est souvent difficile à détecter par les victimes et par leur entourage, car elle est subtile et hypocrite. Les victimes peuvent se sentir manipulées (impression que quelqu’un leur joue dans la tête) ou ressentir de l’injustice dans la façon dont on les traite. Cependant, certains indices dans le comportement de l’agresseur aident à identifier la violence psychologique.

La violence économique

La violence économique est la moins bien connue des formes de violence, même si elle est grandement répandue. Une personne qui subit de la violence économique perd son autonomie financière, même si elle travaille à l’extérieur de la maison et qu’elle est bien payée.  

La violence économique peut être présente autant entre des personnes riches ou pauvres qu’entre des personnes qui ont un revenu inégal. 

La violence sexuelle

La violence sexuelle a généralement pour but de dominer une personne ou de la déstabiliser dans ce qu’elle a de plus intime.

Bien que la sexualité soit très personnelle à chacun, tout geste qui n’a pas été consenti, qu’il soit fait avec ou sans contact physique, demeure une violence sexuelle. C’est pourquoi il faut toujours s’assurer d’obtenir le consentement de la personne avant de commencer ou de continuer quoi que ce soit. 

La violence sexuelle peut prendre plusieurs formes et se manifester à divers degrés de gravité.

Source: Gouvernement du Québec.

Programme Pinpignon, pour des enfants confiants et en sécurité !

L’Initiative 1, 2, 3, Go!, en collaboration avec Parsem, a créé le programme Pinpignon. Il s’agit d’un programme comportant 14 ateliers que vous pouvez animer avec un ou des enfants âgés entre 3 et 8 ans. Chaque atelier permet à l’enfant de développer des compétences qui lui permettront de mieux réagir face aux situations qui peuvent le déranger et de trouver des stratégies pour l’aider à s’affirmer, à s’exprimer avec confiance et à faire respecter son intégrité physique et psychologique. Avec Pinpignon, l’enfant apprend les concepts de bulle de protection, d’adulte de confiance et de posture de confiance.

Avec Pinpignon, l’enfant développe des compétences telles que:

  • Prendre contact avec ses sensations, ses émotions, afin de pouvoir les identifier et les nommer.
  • Identifier ses limites et faire respecter son intégrité physique et psychologique.
  • Aller chercher de l’aide au besoin auprès de l’adulte qui s’occupe de lui.
  • Reconnaître ses adultes de confiance et développer le réflexe de se confier à eux.
  • Prendre conscience de l’importance de se confier à vous lorsqu’il vit une situation difficile.
  • Adopter une posture confiante pour s’affirmer avec confiance.
  • Verbaliser ses malaises aux autres afin de faire respecter ses besoins.

11 astuces pour outiller votre enfant à faire face aux petites et aux grandes violences

1) Faire découvrir à votre enfant les bienfaits de la respiration consciente et de la relaxation.

2) Apprendre à votre enfant à être attentif à ce qui se passe en lui et autour de lui, dans son quotidien, à l’aide d’activités sensorielles.

3) Accueillir chacune de ses émotions. L’aider à reconnaître, exprimer, comprendre ses émotions et lui permettre de les vivre pleinement.

4) Permettre à votre tout-petit de prendre conscience de l’impact de sa posture et l’encourager à se montrer confiant et fier.

5) Aider votre enfant à reconnaître les situations positives qu’il rencontre et développer le réflexe de les remarquer et de les vivre pleinement à chaque occasion!

6) Aider votre tout-petit à comprendre ce qu’est un adulte de confiance. L’aider à les identifier et l’encourager à leur demander de l’aide lorsqu’il en ressent le besoin.

7) Apprendre à votre enfant à développer le réflexe de rester près de leur adulte de confiance, de demander avant de s’éloigner et lui expliquer les raisons pour lesquelles c’est important.

8) Apprendre à votre enfant le principe de bulle de protection et lui montrer comment verbaliser ses malaises aux autres afin de faire respecter son besoin d’espace.

9) Aider votre tout-petit à développer le réflexe de demander de l’aide aux adultes de confiance en vous montrant disponible, sans banaliser ses chagrins, ses peurs, ses colères, ses joies… et en lui mentionnant qu’il a bien fait de venir vous voir.

10) Aider votre enfant à prendre conscience des sensations et des émotions associées aux touchers qu’il aime.

11) Aider votre enfant à reconnaître les sensations qu’il n’aime pas, à dire « Arrête » et à en parler tout de suite à son adulte de confiance. Le respecter dans son désir de ne pas être touché. Faire un câlin, par exemple.

 « Pour que les enfants soient en mesure d’arrêter le toucher inapproprié, blessant, désagréable ou déconcertant d’une personne à leur égard, ils doivent être habitués à exercer leur droit de dire NON dans d’autres sphères de leur vie afin que cela devienne une expression de leur confiance en eux et s’enregistre dans leur cerveau en développement. »

Levine, peter a. et kline, maggie; comment aider son enfant à faire face aux épreuves de la vie; de boek supérieur; 2015; p.154

C’est en parsemant, ENSEMBLE, un peu des couleurs de Parsem que nous arriverons à faire une différence pour nos tout-petits !

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