Quatre sphères prioritaires pour l’enfance

En petite enfance, les besoins sont grands, mais les milieux manquent souvent de temps et de ressources pour les combler adéquatement. Des organismes en petite enfance se sont donc regroupés pour faire connaître ce qui les aiderait réellement à enrichir leur pratique de façon à améliorer le mieux-être des enfants. Ces besoins d’accompagnement et de soutien se déclinent en quatre axes.

APPROCHE PERSONNALISÉE

Adopter une approche d’accompagnement fondée sur la bienveillance, l’attachement et les neurosciences.

ATTACHEMENT

Démystifier les concepts du lien d’attachement pour devenir un accompagnateur sécurisant.

STIMULATION DU LANGAGE

Offrir des outils ludiques clés en main pour développer le langage et la communication.

PRÉVENTION DES ABUS ET DES VIOLENCES

Outiller les 3 à 5 ans pour soutenir leur sentiment de sécurité et leur confiance en soi afin de prévenir les violences.

Pourquoi ces axes d’intervention?

En 2017, l’Enquête québécoise sur le développement à la maternelle (EQDEM) a conclu qu’en comparaison avec 2012, la proportion d’enfants vulnérables à leur entrée en maternelle s’avérait plus élevée dans quatre domaines de développement : la santé physique et le bien-être, les compétences sociales, la maturité affective et le développement cognitif et langagier. Cette réalité, les organismes en petite enfance l’observent quotidiennement sur le terrain.

L’EQDEM indique également des pistes pour améliorer la situation. Parmi les facteurs de protection, notons :

  • l’offre de services de garde éducatifs de qualité;

  • le soutien social de la famille et de la communauté;

  • l’accompagnement des enseignants, des enseignantes, des intervenants et des intervenantes qui œuvrent auprès des enfants;

  • l’acquisition par le personnel d’enseignement et d’intervention des savoirs et des habiletés nécessaires pour composer avec les multiples défis que peuvent présenter les enfants vivant dans un contexte de vulnérabilité.

« Chaque dollar investi dans la formation du développement des compétences socioémotionnelles des professionnels de l’enfance permet d’économiser 100 dollars en prévention, à l’âge adulte, des risques de chômage, d’exclusion sociale, de délinquance et de tous types de déviance. »

— James Heckman, prix Nobel d’économie, et Dimitri Masterov (2007)

Des bénéfices pour tous

En ayant des compétences sociales et affectives développées, l’enfant augmente ses chances de suivre un parcours scolaire et professionnel normal en demandant moins de soutien et d’accompagnement de spécialistes, lesquels ont un coût pour la société.

De plus, un parent bien accompagné, qui se sent rassuré dans son rôle, est un parent moins stressé, plus compétent et en meilleure santé psychologique et physique. Ainsi, au travail, il se sent moins anxieux, moins stressé, plus concentré et plus productif, et est plus assidu.

De la même façon, l’intervenant ou l’intervenante qui a le sentiment de faire la différence et qui travaille en collaboration avec le parent dans une approche positive est plus heureux ou heureuse, court moins de risque d’épuisement et est plus assidu(e) à son travail.